Les débats sur la politique commerciale de l’Union européenne se suivent et se ressemblent tristement. Il faut regarder les choses en face : le paysage politique européen est chaotique et se radicalise, de l’extrême droite qui prospère sur le mensonge et la haine, aux néolibéraux qui prospèrent sur d’autres mensonges et d’autres haines. Ouvrez les yeux ! D’où proviennent le désespoir et la colère dans notre pays ? Du sentiment qu’ont les Français qu’on les abandonne, que le monde leur file entre les doigts, que leurs choix politiques sont piétinés, que leurs emplois sont menacés, que leurs salaires ne leur permettront plus de vivre, qu’ils ne verront jamais la retraite, que les plus riches seront toujours plus riches tandis que les plus pauvres s’appauvriront, que leurs enfants vivront dans un monde encore plus pourri que le nôtre et que la planète commencera à brûler bien plus rapidement que ce que les plus pessimistes prédisaient il y a dix ans. Lire la suite.
Lundi, 18 février 2019
La parole est à Mme Elsa Faucillon. Mme Elsa Faucillon. Par ce simple stylo (Mme Elsa Faucillon tient un stylo rouge en main), je veux dire mon soutien à la mobilisation légitime d’enseignants qui souhaitent la restauration d’un service public de l’éducation de qualité. Monsieur le ministre, je ne vous reprocherai pas d’avoir changé d’avis sur l’opportunité de faire ou non une loi, mais plutôt ce que votre texte contient. J’y vois une habileté visant à ne pas affoler plutôt qu’une marque de modestie. En effet qualifier ce projet de loi de vingt-quatre articles d’ajustement législatif nécessaire vous permet de taire sa cohérence. Lire la suite.
Lundi, 11 février 2019
Monsieur le ministre, je rappellerai les paroles prononcées par le Président de la République à Rungis le 11 octobre 2017, évoquant « la mise en place d’une contractualisation rénovée avec un contrat qui serait proposé par les agriculteurs et non plus les acheteurs [...] pour inverser cette construction du prix qui doit pouvoir partir des coûts de production ». Lire la suite.
Jeudi, 7 février 2019
Beaucoup a été dit ce matin sur ce dossier. Vous l’avez compris, votre décision politique sera cruciale et significative. D’un côté, nous avons un territoire français, disons-le, loin des yeux et loin du cœur de la grande majorité de nos concitoyens, c’est une réalité. Un territoire souvent considéré comme oublié, ce qui est vrai, où la population est en proie aux pires difficultés économiques et sociales et pour une partie de laquelle tout projet de création d’emplois peut être une bouffée d’oxygène à court terme – mais à effet nul à terme s’agissant du secteur extractif, comme le montre l’étude du cabinet Deloitte. De l’autre côté, il y a des hommes et des femmes qui vivent au cœur d’un territoire d’une richesse mémorielle, culturelle et patrimoniale parmi les plus denses et les plus remarquables de la planète. En somme, un vivier du vrai vivant. Lire la suite.
Jeudi, 7 février 2019
Suppression de l’ISF, instauration d’une fiscalité proportionnelle à 30 % sur les revenus du capital, doublement du CICE en 2019, quasi-extinction de l’exit tax, défiscalisation des actions gratuites et renforcement du régime des impatriés, flexibilisation du marché du travail, zéro cotisation patronale au niveau du SMIC, réduction de la taxe sur les transactions financières, baisse de l’impôt sur les sociétés sans ciblage ni condition, voilà ce qui nous réunit ce soir, mes chers collègues ! Effectivement, la liste est longue. Tellement longue qu’il est probable qu’elle soit lacunaire – qu’il y ait quelques trous dans la raquette, comme on dit. Jouons cartes sur table et partageons ce constat, incontestable : notre pays n’a jamais autant fait, en aussi peu de temps, pour un si petit nombre ! Lire la suite.
Mercredi, 6 février 2019
Monsieur le ministre, l’ISF est une question fiscale, mais c’est d’abord une question sociale. Son rétablissement est à ce titre souhaité par une majorité de Français, y compris par certains des vôtres, attachés à la question sociale et qui vous quittent à l’heure actuelle. Vous avez lâché au total 3,5 milliards, sachant que le patrimoine de ceux qui étaient redevables pouvait dépasser le milliard. Fallait-il cette manne, style «argent de poche», pour obliger ces Français à ne pas quitter notre pays et à y investir ? Le groupe GDR proposera de revenir sur ce débat dans le cadre de sa niche parlementaire. Pour l’heure, vous tentez d’apaiser la colère en promettant une évaluation de la suppression de l’ISF. Lire la suite.
Mercredi, 6 février 2019