Dharreville Pierre

Date de naissance :  Né le 15 juin 1975 à Nanterre (Hauts-de-Seine)
Circonscription :  Bouches-du-Rhône (13ème )
Commission :  Membre de la commission des affaires sociales
Profession :  Employé du secteur privé
Suppléant :  M. Gaby Charroux

Activité parlementaire

Monsieur le ministre de l’action et des comptes publics, je veux vous parler de ces pompiers, avec leur dévouement quotidien – j’ai encore eu l’occasion de les rencontrer le week-end dernier, luttant contre un feu –, de ces policiers de la brigade anticriminalité – BAC –, engagés contre les trafics, de ces hospitaliers qui ne supportent pas de voir leur hôpital traiter de plus en plus mal ses patients quand sa mission est de les soigner, de ces enseignants, qui ont conscience d’exercer une mission essentielle auprès des enfants et qui ont le sentiment d’être empêchés, de ces douaniers qui ne comprennent pas pourquoi on organise leur inefficacité face aux fraudes. Ces « oeuvriers » du bien commun sont, chacune, chacun à leur façon, indispensables. Ils devraient être la fierté de la République. Lire la suite.
Mardi, 10 octobre 2017
Dans un show bien orchestré, devant une nuée de caméras, le Chef de l’Etat s’apprête à signer à la mi-journée aujourd’hui les ordonnances réformant le code du travail dans la foulée de leur adoption en conseil des ministres. Cette mise en scène intervient au lendemain d’une nouvelle journée d’action et en pleine période de mobilisation contre ce projet qui va considérablement affaiblir les protections des salariés, et ouvrir grand la porte à la précarisation du travail comme cela s’est fait, notamment, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Le Parlement bafoué une première fois cet été, pour n’avoir pu examiner et débattre que des têtes de chapitre d’un texte dont la version finale fait 150 pages, est une se-conde fois nié dans son rôle à travers cette scénarisation médiatique de la signature présidentielle. Lire la suite.
Vendredi, 22 septembre 2017
Monsieur le président, madame la garde des sceaux, madame la rapporteure, mes chers collègues, les nombreuses affaires successives concernant les comportements de certains élus et responsables politiques, qui ont profité de leur position pour pratiquer de diverses façons, parfois à l’échelle industrielle, l’enrichissement personnel et familial indu, sont insupportables, en particulier quand certains ménages sont à 5 euros près pour boucler leurs fins de mois. Il fallait ériger de nouvelles règles et mettre en place de nouveaux moyens de contrôle car la politique n’est pas faite pour s’enrichir. En outre, l’usage de la réserve parlementaire pouvait se prêter à des pratiques discutables et l’utilisation de l’IRFM exigeait plus de garde-fous. L’emploi de collaborateurs méritait un encadrement empêchant les dérives. Si l’on peut discuter de la forme des évolutions à opérer, elles nous paraissent si naturelles qu’il ne nous pose aucun problème de les préciser et de légiférer en ce sens. Lire la suite.
Jeudi, 3 août 2017
Dès le début de l'examen du projet de loi d’habilitation visant à réformer par ordonnances le code du travail, le groupe GDR a envisagé la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel. Nous avons très rapidement pris des contacts en vue de faciliter cette saisine qui nécessitait la signature de 60 députés. Les deux autres groupes de gauche de l’Assemblée ayant chacun conçu le même projet de leur côté, nous nous sommes retrouvés pour faire échec à ce texte malgré son adoption le mercredi 2 août par le Parlement. Nous nous félicitons qu'une telle convergence ait pu se concrétiser face à un projet d'une gravité extrême pour le monde du travail, portant atteinte aux fondements de notre pacte républicain. Lire la suite.
Jeudi, 3 août 2017
Ainsi donc la majorité REM de l’Assemblée nationale a-t-elle trouvé un terrain d’entente avec la majorité LR du Sénat. Quoi de plus normal pour adopter un texte ultralibéral, labellisé « MEDEF satisfait » hashtag « de droite » ? (Sourires.) En guise de révolution politique, voici un projet qui reprend et aggrave les logiques du monde d’avant. Vous avez choisi de jouer la partie pied au plancher, cherchant à profiter de la torpeur de l’été, surfant sur la popularité présidentielle avant son érosion, faisant du Parlement une chambre d’enregistrement. Nous en savons trop peu, mais assez pour pouvoir dire que c’est à une loi de démolition sociale que vous allez donner votre nom, madame la ministre. Quels nouveaux droits pour les salariés ? Quelles garanties collectives ? Quels progrès sociaux ? Lire la suite.
Mardi, 1 août 2017
Monsieur le président, madame la ministre, madame la présidente de la commission, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, c’est au nom de ceux dont on a dit qu’ils ne sont rien que je me présente aujourd’hui à cette tribune, au nom des salariés qui créent les richesses de ce pays, au nom des ouvriers – qui n’ont pas disparu, en dehors des écrans de télévision –, au nom de celles et ceux qui attendent le jour où l’amiante se réveillera dans leurs poumons, au nom de celles et ceux qui ne toucheront jamais la moindre pension de retraite, au nom de celles et ceux qui attendent chaque soir le retour d’un être cher en espérant qu’il aura encore un peu d’énergie à leur consacrer, au nom de celles et de ceux qui espèrent ou qui désespèrent, en quête d’un vrai travail où s’épanouir. Lire la suite.
Lundi, 10 juillet 2017