Faucillon Elsa

Date de naissance :  Née le 6 août 1981 à Amiens (Somme)
Circonscription :  Hauts-de-Seine (1ère)
Commission :  Membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation
Profession :  Employée du secteur privé
Suppléant :  M. Patrice Leclerc

Activité parlementaire

Madame la présidente, monsieur le ministre, mesdames et messieurs les rapporteurs, chers collègues, il y a énormément de chantiers, d’énergie et de moyens à mobiliser pour que l’école continue, comme le disait Condorcet, à former des citoyens qui ne s’en laissent pas conter, mais qui entendent qu’on leur rende des comptes. Ces dernières années, les réformes néolibérales ont profondément creusé les inégalités et l’austérité a dégradé les conditions d’étude, avec un nombre moyen d’élèves par classe en hausse, un manque régulier de remplaçants – on voit l’inspection s’exercer au jonglage entre les zones d’intervention localisée, les ZIL, et les brigades départementales – et une médecine scolaire en berne. Après le quinquennat noir de Sarkozy, et ses 80 000 postes en moins, accompagnés de la suppression des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté – RASED –, la promesse de François Hollande de 60 000 créations, déjà insuffisante, n’a même pas été tenue. Lire la suite.
Lundi, 13 novembre 2017
Une fois de plus, avec les « Paradise papers », nous sont révélées les pratiques opaques, souvent légales d’ailleurs, d’une oligarchie qui depuis des décennies s’enrichit sur le dos des citoyens. C’est un pillage organisé et c’est un préjudice grave pour l’intérêt général, celui justement que nous sommes chargés de défendre ici. Le préjudice pour la France est de 20 milliards d’euros du fait de l’optimisation fiscale, de 80 milliards du fait de l’évasion fiscale. C’est insupportable, insupportable en regard des conditions de vie de nos concitoyens, insupportable en regard des 15 milliards d’euros d’économies prévues en matière de santé, et cela fait système en regard des 76 milliards de déficit ! Lire la suite.
Mardi, 7 novembre 2017
Nous sommes tous soucieux de l’avenir de France Télévisions ; c’est pourquoi, madame la ministre, je vous interroge à mon tour sur la baisse de près de 50 millions des crédits. Vous parlez de priorités, d’ambition et de développement, alors que, dans le même temps, vous appliquez ce fameux théorème de Bercy : faire toujours mieux avec toujours moins. J’aimerais que l’on puisse répondre à ces ambitions grâce à des moyens, d’autant qu’un engagement avait été pris d’interdire la publicité dans les programmes pour la jeunesse. Idée profondément juste, à ceci près que, premièrement, la mesure n’est pas compensée et, deuxièmement, l’interdiction n’est pas imposée aux chaînes privées ! Du coup, vous créez une concurrence supplémentaire qui fragile France Télévisions. Avez-vous pris des engagements pour les années à venir sur les chaînes privées ? Lire la suite.
Mardi, 7 novembre 2017
Je tiens avant tout à remercier Bertrand Sorre pour son rapport. Il y aborde la pratique des tests osseux pour les mineurs isolés étrangers. Je saisis l’occasion qui m’est offerte pour redire notre volonté de mettre fin à ce procédé non seulement indigne mais totalement inefficace, et qui, dans certains départements, est utilisé pour retarder la scolarisation de jeunes enfants. Lire la suite.
Jeudi, 2 novembre 2017
Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le ministre, chers collègues, à l’annonce de l’obtention de l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 par la France, le Président de la République a déclaré que cette victoire était une opportunité formidable pour accompagner la transformation du pays, en accroître le dynamisme et y renforcer partout la place du sport. Quelques semaines après, l’exécutif décide de réduire le budget de l’État dédié au sport de 7 %, avec pour principale victime le Centre national pour le développement du sport, dont le budget est réduit de moitié, passant de 260 à seulement 133 millions d’euros. Le Gouvernement invoque le recentrage des crédits du CNDS sur la promotion du sport pour toutes et tous plutôt que sur la construction des grandes structures ; mais quand bien même, le compte n’y est pas. Lire la suite.
Jeudi, 2 novembre 2017
Au bout de tous ces débats, on se dit que soit la majorité n’a pas saisi, pendant la campagne et pendant les années précédentes, l’ampleur de la crise politique et démocratique en cours, soit elle n’a pas véritablement envie de s’y attaquer. Je crois qu’il y a un peu des deux : quand on décide de faire ce type de loi sans vraiment s’attaquer aux puissances de l’argent – cet argent roi qui détermine aujourd’hui l’avenir de nos concitoyens – on ne peut pas renouer avec la confiance. Un collègue a déclaré tout à l’heure que l’opposition avait en permanence cherché à introduire des cavaliers législatifs. Mais c’est faux, c’est vous qui avez restreint le champ de cette loi, limitant l’ampleur qu’elle aurait pu prendre ! Au final, il n’y a aucune chance qu’on restaure aujourd’hui la confiance de nos concitoyens. C’est pourquoi le groupe GDR s’abstiendra. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.) Lire la suite.
Mercredi, 9 août 2017