Jumel Sébastien

Date de naissance :  Né le 20 décembre 1971 à Saint-Adresse (Seine-Maritime)
Circonscription :  Seine-Maritime (6ème )
Commission :  Membre de la commission des affaires économiques
Profession :  Permanent politique
Suppléant :  M. Laurent Jacques

Activité parlementaire

L’histoire que je vais raconter a des conséquences humaines graves : celle d’un homme licencié pour motif disciplinaire, dans le contexte d’une journée de mobilisation sociale, sur la base de faits que la justice a classés sans suite faute d’avoir pu établir la moindre infraction. Malgré cela, malgré la démonstration judiciaire d’un dossier d’accusation absolument vide, cet homme de 53 ans, qui totalise vingt-huit années de service et vingt-deux années d’engagement syndical, n’a pas été réintégré dans les effectifs de son entreprise. L’entreprise en question n’est autre que la SNCF. La SNCF que son statut public, j’allais dire son histoire devraient prémunir contre toute tentation de règlement des conflits sociaux par la punition, par l’intimidation, par la pénalisation, par une forme de répression qui ne dit pas son nom ! Lire la suite.
Mardi, 5 mars 2019
J’aurais pu vous lire l’intervention très bien rédigée que j’avais préparée au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, mais j’ai décidé de m’écarter du texte, dans l’espoir de bousculer un peu cet hémicycle clairsemé. Je ne sais pas si vous avez lu le dernier livre d’Édouard Louis, Qui a tué mon père, et si vous ne l’avez pas fait, je vous le recommande. Pour vous en donner l’envie, je vais vous en lire un court passage. Lire la suite.
Mardi, 5 février 2019
Il s’agit sans doute d’un mauvais rêve... Le Président de la République vient d’écrire aux Français qu’ils vont avoir à choisir le niveau de service public qui leur paraît nécessaire à la cohésion du pays. Au même instant, vous soumettez au vote de l’Assemblée un double texte qui réduit l’un des services publics inscrits au cœur de notre pacte républicain : la justice ! Vous nous demandez d’adopter, au nom du peuple, un texte qui organise la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance. Un texte qui ouvre la voie demain à une possible extension d’une justice sans juge. Un texte qui emporte dans ses cartons de futures restructurations dans l’organisation territoriale de la justice parce qu’il siphonne des compétences des mal-nommés petits tribunaux. Demain, vous le savez, un seul rapport de la Cour des comptes suffira au Gouvernement pour fermer des coquilles vides, devenues insuffisamment rentables. Lire la suite.
Mercredi, 23 janvier 2019
Monsieur le Premier ministre, vous avez raté la séance de rattrapage du congrès des maires que le Président de la République s’est offert hier avec des maires normands triés sur le volet (Exclamations sur les bancs du groupe LaREM. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe LR.) : les vingt premières questions suggérées, des premiers rangs qui applaudissent en cadence les réponses présidentielles, une ambiance « salon des maires » qui occupe les chaînes en continu, un président La Palice qui va répétant : « J’aime la proximité. Demain, il fera beau, s’il ne pleut pas, peut-être » et, soyons juste, quelques vraies questions sur la situation d’abandon des communes. Personne n’est dupe du « plan com’ » que constitue ce lancement du grand débat sur le mode « école de management » : on promet de tout se dire, sauf que l’arbitre porte la couleur de l’équipe gouvernementale et que celle-ci joue à domicile. Lire la suite.
Mercredi, 16 janvier 2019
Monsieur le Premier ministre, quand la République est frappée au cœur, comme hier, elle tient bon grâce à la mobilisation sans faille de ses fonctionnaires de sécurité, de justice, de secours et de santé, garants de l’humanité protégée, à qui nous voulons, à notre tour, rendre hommage. (Applaudissements sur tous les bancs.) J’exprime, au nom des parlementaires communistes et républicains, notre solidarité entière avec les victimes et la ville de Strasbourg devant une violence qui vise une nouvelle fois notre pacte républicain. Cette situation nous oblige à tenir bon et à réaffirmer nos valeurs pour faire vivre la démocratie. Lire la suite.
Mercredi, 12 décembre 2018
Je ne sais pas si vous connaissez Orelsan, ce rappeur normand qui a grandi loin des métropoles. Sous forme de clin d’œil, je vais vous tenir, au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, un discours simple, où je vous dirai des choses simples. Face à un service public de la justice en état d’urgence absolue, un véritable plan Marshall s’impose. De grèves reconductibles en journées mortes dans la justice, la mobilisation inédite des professionnels s’est amplifiée pour vous alerter, jusqu’à demain. « Simple ». L’augmentation du budget d’ici 2022 et la ventilation des crédits ne sont pas satisfaisantes. La France consacre moins de 66 euros par an et par habitant à son système judiciaire, contre 122 euros pour l’Allemagne, et 48 euros seulement par an et par habitant aux tribunaux. « Basique ». Lire la suite.
Mardi, 11 décembre 2018