Peu Stéphane

Date de naissance :  Né le 24 juillet 1962 à Pau (Pyrénées-Atlantiques)
Circonscription :  Seine-Saint-Denis (2ème)
Commission :  Membre de la commission des lois
Profession :  Employé administratif
Suppléant :  M. Farid Aïd

Activité parlementaire

Loin de recueillir l’assentiment de tous, cette réforme de la justice fait plutôt l’unanimité contre elle. M. Jean Lassalle. Vive la justice ! M. Stéphane Peu. De grèves reconductibles ou perlées en « journées mortes » de la justice, la mobilisation, inédite, s’est amplifiée au fil des mois. Jeudi dernier encore, avocats, magistrats, greffiers, professionnels de la justice ont exprimé leur colère, leurs inquiétudes et leur rejet de votre projet. Ils dénoncent à la fois la concertation de façade menée dans le cadre des chantiers de la justice, une absence de vision, un budget insuffisant et une logique gestionnaire. Bref, ils nous disent que cette réforme n’a été construite ni avec eux, ni dans l’intérêt du justiciable. La méthode qui consiste à nier la parole des corps intermédiaires devient d’ailleurs la marque de fabrique de ce gouvernement. Dans la période que nous vivons, face à la gronde du pays, vous seriez bien inspirés de rompre avec cette pratique. Lire la suite.
Mercredi, 21 novembre 2018
Monsieur le Premier ministre, vous ressemblez à un automobiliste embarqué à contre sens sur une autoroute. Le mouvement des « gilets jaunes » vous fait des appels de phares pour éviter le carambolage, mais vous poursuivez votre route. M. Thibault Bazin. Très juste ! M. Stéphane Peu. Vous dites entendre la colère et la souffrance, mais vous restez droit dans vos bottes. Vous allez dans le mur, monsieur le Premier ministre, pour une raison essentielle : le peuple, particulièrement le peuple qui souffre encore plus depuis l’élection d’Emmanuel Macron, ne manque ni de discernement ni de mémoire. Lire la suite.
Mardi, 20 novembre 2018
Monsieur le président, madame la ministre, madame et monsieur les rapporteurs, chers collègues, après les coupes budgétaires opérées l’année dernière, le budget de la mission « Travail et emploi » que nous examinons aujourd’hui présente la plus forte baisse de crédits, en volume comme en pourcentage, de toutes les missions budgétaires. Hors effets de périmètre, il diminue de plus de 2 milliards d’euros en 2019. Cette baisse globale des moyens se répercute dans les divers programmes et nous amène à émettre une appréciation très négative sur ce projet de budget. Lire la suite.
Vendredi, 9 novembre 2018
Les orateurs précédents l’ont dit avant moi : aujourd’hui, on ne peut parler du logement sans penser à ce qui est arrivé à Marseille, sans avoir en tête ce décompte macabre égrené de demi-journée en demi-journée, et qui augmente chaque fois qu’on retrouve un mort sous les décombres d’un immeuble insalubre. Je m’exprime avant d’autant plus de gravité que, pendant les vingt ans où j’ai été élu local, il m’est arrivé souvent de me rendre sur les lieux d’un drame comparable. En tant qu’élu, j’ai eu la responsabilité de constater, voire d’annoncer aux familles et aux voisins, la mort de pas moins de vingt-cinq personnes, dont douze enfants. Lire la suite.
Vendredi, 9 novembre 2018
Monsieur le président, monsieur le ministre, messieurs les rapporteurs, reconquérir le cœur perdu des territoires oubliés de la République, leurs habitants et ceux qui les représentent : c’est le nouveau mot d’ordre du Président et de votre gouvernement. Même si des événements mal maîtrisés – pouvoir d’achat, hausse des prix du carburant – brouillent le message, tout a été organisé récemment pour cette opération de reconquête, à l’image de cette semaine d’itinérance entre passé et présent, à la rencontre des territoires perdus et des Gaulois réfractaires que l’Elysée redécouvre soudainement ; à l’image également de cette attention particulière, dans la formation du nouveau gouvernement, portée aux territoires, auxquels on promet un super-ministère pour recoller les assiettes brisées par la politique de l’exécutif depuis quinze mois. Ce temps de mue politique coïncide avec l’échéance budgétaire. Alors les discours se font rassurants et on nous promet la fin des coupes claires. Lire la suite.
Jeudi, 8 novembre 2018
Monsieur le président, monsieur le ministre, mesdames, messieurs les rapporteurs, chers collègues, s’agissant d’un sujet aussi vaste, étant donné le temps imparti, je concentrerai mon propos sur les crédits de la mission « Sécurités », plus spécifiquement sur ceux qui intéressent la police et la gendarmerie, même si je ferai une petite parenthèse sur le sujet des préfectures. Les députés communistes, tous élus de zones populaires, qu’elles soient rurales ou urbaines, ont toujours été attachés à l’autorité de l’État. Un État qui n’est pas respecté ou qui n’est pas respectable par sa façon de mener ses politiques s’affaiblit. Nous sommes donc inquiets de l’évolution des préfectures, de la baisse des effectifs ou de la magie de la dématérialisation, qui, malheureusement, s’effectue souvent au détriment de ceux qui sont victimes de la fracture numérique, bien réelle dans notre pays. Lire la suite.
Mardi, 6 novembre 2018