Madame la présidente, monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, alors que la situation du Proche-Orient est extrêmement préoccupante, que les armées des grandes puissances régionales s’approchent et commencent à s’affronter directement en Syrie, que le gouvernement israélien de droite, soutenu par les partis d’extrême droite, se radicalise et intensifie la colonisation et la construction du mur, et alors que les États-Unis mènent une politique de tension en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël et se décrédibilisent ainsi comme acteurs des négociations pour la paix, il faut que la France redevienne, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, mais forte aussi du soutien des grandes nations européennes au sein de l’Union, un acteur de premier plan pour la paix au Proche-Orient. Lire la suite.
Jeudi, 22 février 2018
Monsieur le ministre, dans le quotidien infernal des Palestiniens, l’injustice la plus flagrante le dispute à l’absurde kafkaïen. À Gaza, le blocus, avec sa liste infinie de produits interdits d’importation, a des conséquences sur la nutrition et la santé des habitants, et notamment des enfants. À Jérusalem-Est, annexé, c’est la politique foncière qui insécurise les Palestiniens. Outil d’exclusion, elle est une machine destinée à imposer l’objectif de Benjamin Netanyahou et de ses alliés d’extrême droite : faire de Jérusalem la capitale de l’État israélien. Lire la suite.
Jeudi, 22 février 2018
Madame la présidente, monsieur le ministre, chers collègues, au mépris du droit international, le gouvernement israélien, un gouvernement d’extrême droite, détient illégitimement des centaines de prisonniers politiques palestiniens, dont de nombreux enfants. Depuis des années, les Palestiniens exigent les droits que leur confère la quatrième convention de Genève : possibilité de visites de leurs proches, fin de la négligence médicale, fin de l’isolement et de la détention administrative et possibilité d’étudier, notamment pour les enfants. Les enfants sont de plus en plus nombreux dans les geôles israéliennes : en novembre, on comptabilisait 313 mineurs palestiniens emprisonnés. Je pense en particulier à la jeune Ahed Tamimi, qui est emprisonnée depuis plus de cinquante jours, qui subit des interrogatoires agressifs, parfois la nuit, dans le froid. Lire la suite.
Jeudi, 22 février 2018
Monsieur le ministre de l’économie et des finances, sous les auspices de l’État, Fincantieri et Naval Group veulent créer une entité dans laquelle l’Italien tiendra une place prépondérante. Ce projet signe la fin de la vocation historique de l’entreprise, qui consiste à pouvoir répondre à tous les besoins de notre marine. Il signe la montée en puissance irréversible d’une logique d’actionnaire au sein d’un groupe qui opère pourtant dans le secteur stratégique de l’armement. On va nous rassurer, comme avec STX ou avec Alstom-Siemens. On va nous abuser en nous parlant d’un Airbus de l’industrie navale ! Mais Airbus, c’est la coopération de deux États, pas le bradage d’un fleuron industriel français. On va nous épater : ce mariage conditionnerait l’obtention d’un contrat de 9 frégates avec l’Australie pour plus de 25 milliards d’euros, il faudrait donc le hâter. Lire la suite.
Mercredi, 21 février 2018
Monsieur le président, messieurs les secrétaires d’État, madame et monsieur les rapporteurs, mes chers collègues, s’il est un enjeu transversal et surtout d’intérêt majeur pour notre pays, c’est bien celui du numérique. Il s’agit à la fois d’un enjeu de développement – c’est la question de la couverture numérique – et d’un enjeu sociétal et de cohésion – la question de l’accès au numérique et des usages qui y sont rattachés. En matière de développement, il faut contextualiser la nécessité du développement numérique et de ses apports. Aujourd’hui, ce n’est plus l’accès au très haut débit qui est un avantage, mais son absence qui est un frein au développement et une injustice absolument anormale pour ceux qui la subissent. Malheureusement, les territoires qui souffrent du sous-déploiement de la couverture en haut débit sont souvent les mêmes : beaucoup de zones rurales, mais aussi urbaines ou de périphérie urbaine – les territoires oubliés de la République. Lire la suite.
Mardi, 20 février 2018
Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, depuis 1979, année de la première élection européenne, les scrutins successifs ont tous été marqués par une faible participation. À cinq reprises, moins d’un électeur sur deux est entré dans l’isoloir et, une fois seulement, il y a presque quarante ans, la barre des 60 % de participation a été atteinte. Depuis 1999, la participation s’est toujours située au-dessous de 40 %. Cette léthargie participative justifie à elle seule de questionner le mode de scrutin. Lire la suite.
Mardi, 20 février 2018